Dispositifs de retenue et garde-corps

par Doc genie civil
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Entretien et réparation des équipements d’ouvrages


Entretien et réparation des équipements d’ouvrages

Dispositifs de retenue et garde-corps


   Introduction

Un pont qui porte une route est emprunté par différentes catégories d’usagers qui doivent pouvoir y circuler en toute sécurité. Par ailleurs, le contexte de l’ouvrage (hauteur de chute, survol d’autres voiries ou de voies ferrées, voire même de zones habitées) conduit à rechercher le maintien sur l’ouvrage de ces usagers (figure 1) car les conséquences du franchissement de la rive de la chaussée sont en général plus graves qu’en section courante. 
L’itinéraire dans lequel le pont est intégré supporte un trafic d’usagers très divers. Ce sont : 
les piétons, 
  • les engins à deux roues, avec ou sans moteur, 
  • les véhicules automobiles légers (VL), berlines et véhicules utilitaires d’un poids total en charge inférieur à 3,5 t, 
  • les poids lourds (PL) dont le poids total varie de 3,5 t à 40 t (convois exceptionnels non compris), 
  • les autocars, etc. 
Pour atteindre cet objectif de sécurité vis-à-vis de tous ces usagers, les moyens à mettre en œuvre vont aller en croissant en complexité. Ceci explique que l’on a défini plusieurs niveaux de sécurité qui sont les suivants : 
  • a) pour les piétons, le niveau GARDE-CORPS
  • b) pour les véhicules légers, le Niveau N selon NF EN 1317-1 et 2 (qui correspond, som- mairement, aux dispositifs que l’on appelait «GLISSIERE»), 
  • c) pour les poids lourds, le Niveau H selon NF EN 1317-1 et 2 (correspondant à l’ancien niveau « BARRIERE »). 
Pour chacun de ces niveaux, il sera fait appel à des dispositifs spécifiques, dont le choix, aussi bien au moment de la conception d’un pont neuf que lors des interventions de réparation, est l’aboutissement d’une analyse complexe et délicate. 
Dans ce qui suit, le contexte de la retenue des piétons est disjoint de la sécurité liée à la circulation routière des véhicules. Le cas des garde-corps sera donc examiné, à chaque chapitre, de façon distincte, même si, parfois, la sécurité des piétons est un aspect particulier d’un dispositif de retenue des véhicules. 
Tout d’abord, la sécurité routière sur les ponts n’est qu’un aspect particulier de la sécurité routière en général : il n’est donc pas possible traiter les ponts différemment et sans prendre en considération les décisions prises pour la route, hors ouvrage. 
En première approche, on pourrait penser que le rôle du projeteur devrait se limiter à sa mission strictement réglementaire qui consiste à mettre à la disposition de l’usager un “ruban” bien dessiné, confortable et solide. En réalité, le problème est nettement plus complexe. 
> Mais que doit et que peut faire le Maître d’Ouvrage ? 
  • a) Il n’existe pas, et ne peut exister, d’obligation légale de prévenir et de couvrir toute faute du conducteur qui est tenu, selon l’article R413-17 du Code de la Route : “de rester constamment maître de sa vitesse et de régler cette dernière en fonction de l’état de la chaussée, des difficultés de la circulation et des obstacles prévisibles.” 
  • b) Cependant la mission générale de l’Etat (et, par extension, les gestionnaires des routes des collectivités locales) est d’assurer un niveau normal de sécurité publique. 
  • c) C’est un devoir pour l’Administration de faire de son mieux pour que ce niveau soit atteint, d’autant plus que des tiers innocents sont très souvent victimes des accidents. 
  • d) Reste que la définition d’un niveau normal ne se précise que peu à peu en la matière et est d’ailleurs fluctuante en raison de : 
– l’évolution constante du parc des usagers, 
– l’évolution des connaissances techniques ; ce n’est que depuis peu que l’on commence à développer des barrières capables de retenir un semi-remorque de 38 t, alors qu’au début des années soixante les modèles existants (“glissières” en béton ou en acier) retenaient, à grand peine, un véhicule léger! 
– l’accroissement de la demande sociale en matière de sécurité, notamment avec la recherche de responsabilité en cas d’accident grave mortel. 
  • e) La sécurité totale sur l’ensemble du réseau est un idéal totalement inaccessible, ne serait- ce que pour des raisons financières et du fait du nombre quasi illimité des configurations possibles des accidents. 
  • f) Le choix d’un niveau de sécurité en la matière est donc, dans tous les cas, un choix de nature politique, car il implique un compromis entre sécurité et dépenses. Cependant, en raison de sa complexité, les autorités politiques compétentes n’ont pu prendre, jusqu’à présent, que des décisions partielles, voire fragmentaires. Il appartient aux ingénieurs (qu’ils soient agents du Ministère ou non), qui ne sont que les délégués du maître d’ouvrage (ministre, responsable de collectivités locales, …) de chercher à agir de façon homogène par rapport à ces décisions, sans aucune partialité dans un sens ni dans l’autre. 
  • g) En conclusion, il existe pour le projeteur un devoir moral d’appréciations raisonnables, donc relativement homogènes, dans le choix et le bon emploi des moyens à mettre en œuvre dans les différents cas d’espèce. 
Il n’y a bien entendu pas d’obligation de résultat et, pour le moment, très peu d’obligations précises de moyens. 
A coté des actions préventives (sur le conducteur, sa formation et son information, l’aménagement des infrastructures, les améliorations techniques sur les véhicules), on fait appel à des moyens curatifs qui n’interviennent que parce que l’effet des autres actions n’a pas été, en tout ou en partie, couronné de succès. 
Ces moyens ont pour objet : 
  • a) Vis-à-vis des véhicules en perdition : de les accueillir et de redresser leur trajectoire en faisant en sorte que les décélérations qui en découlent soient tolérables pour les occupants du véhicule, 
  • b) Vis-à-vis des tiers : en essayant de les protéger, que ces tiers soient des usagers de la route ou situés sur la zone survolée par le pont
Ces moyens sont matériels et ont reçu la dénomination de DISPOSITIFS DE RETENUE ROUTIERS (DRR). 

   Au sommaire:

INTRODUCTION

1– DÉFINITIONS DES DISPOSITIFS DE RETENUE ROUTIER

  • 1.1 – Terminologie 
  • 1.2 – Rôle et fonction
  • 1.2.1 – Des garde-corps 
  • 1.2.1.1 – Aspect général 
  • 1.2.1.2 – Quand doit-on mettre un GC ?
  • 1.2.2 – Des barrières de sécurité 
  • 1.3 – Les solutions techniques sur les ouvrages neufs 
  • 1.3.1 – Les garde-corps. Exigences de performance 
  • 1.3.2 – Les barrières de sécurité. Les niveaux de sécurité 
  • 1.4 – La procédure d’évaluation des DRR 
  • 1.4.1 – Généralités 
  • 1.4.2 – Cas des garde-corps 
  • 1.4.3 – Cas des barrières de sécurité

2 – DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE
3 – AIDE AU DIAGNOSTIC SUR L’ÉTAT DES DRR

  • 3.1 – Introduction
  • 3.2 – Le diagnostic visuel 
  • 3.2.1 – Défaut de géométrie
  • 3.2.2 – Altération par corrosion ou vieillissement des matériaux
  • 3.2.3 – Désorganisations des liaisons entre les parties du DRR
  • 3.2.4 – Déformation locale de certaines parties du DRR
  • 3.2.5 – Désordres sur les liaisons à la structure
  • 3.2.6 – Défauts d’étanchéité ou de raccordement à l’étanchéité de l’ouvrage
  • 3.3 – Les moyens d’investigations

4 – LES OPÉRATIONS DE RÉPARATION

CHOIX DES PRODUITS ET DES MATERIAUX

  • 4.1 – Les opérations d’entretien 
  • 4.1.1 – Généralités
  • 4.1.2 – Points d’entretien communs à tous les DRR
  • 4.1.2.1 – Reprise de la protection contre la corrosion et remise en état de la peinture.
  • 4.1.2.2 – Entretien des parties mobiles
  • 4.1.2.3 – Procédures en cas d’accident.
  • 4.2 – Réparation des dispositifs de retenue routiers
  • 4.2.1 – Principes généraux
  • 4.2.1.1 – Propriété industrielle et commerciale
  • 4.2.1.2 – Principe sur les non-conformités
  • 4.2.1.3 – Changement des parties accidentées des barrières de sécurité
  • 4.2.1.4 – Montage
  • 4.2.2 – Intervention sur les garde-corps
  • 4.2.2.1 – Questions relatives au changement d’une partie d’un garde-corps 
  • 4.2.2.2 – Changement d’un panneau
  • 4.2.2.3 – Réparation des profils fermés
  • 4.2.2.4 – Réparation ponctuelle de parties de garde-corps
  • 4.2.2.5 – Remise en état des scellements ou des fixations dans la structure 
  • 4.2.3 – Aménagement de la sécurité sur les ponts existants
  • 4.2.4 – Réparation des barrières de sécurité 
  • 4.2.4.1 – Considérations juridiques
  • 4.2.4.2 – Généralités 
  • 4.2.4.3 – Réparation des barrières de sécurité en béton
  • 4.2.4.4 – Réparation des barrières de sécurité métalliques 
  • 4.2.5 – Aménagement de la sécurité sur les ponts existants 

ESSAIS ET CONTRÔLES
HYGIÈNE ET SÉCURITÉ
GESTION DES DÉCHETS
PAQ
INDEX
TABLE DES ILLUSTRATIONS

    Mots clés en relation avec le guide 

Ce guide traite les problèmes et les questions en relation avec les mots clés suivants:

  • garde corps de toiture 
  • garde corps s8 
  • système de sécurité
  • glissière béton armé
  • garde corps rabattable 
  • filet garde corps 
  • garde corps toiture 
  • verre garde corps 
  • garde corps alu ou inox 
  • garde corps en verre


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